ALERTE VIGILANCE : Lavande & Abeilles
Juillet 2010 - Des dépopulations anormales qui anéantissent les espoirs de récolte sur la miellée de lavande ont été observées dans certains ruchers situés dans la Drôme et dans le Vaucluse. Des visites d’experts ont débuté à la demande de certains apiculteurs.
Nous invitons les apiculteurs concernés à déclarer immédiatement tous les cas d’anomalies auprès de :
1/ La Direction des Services vétérinaires de votre département (Direction départementale de la protection des populations),
2/ La Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. Inspecteur VENEREAU : 06 73 67 09 41
En cas d’ intoxications aiguës, la Brigade effectuera des prélèvements pour analyse (minimum de 200 abeilles fraichement mortes).
UN GRAND PAS POUR L’AVENIR !
Mai 2010 - Relance du Groupe de Travail Méthodes Test « Abeilles » par la DGAl
C’est pour pallier aux graves carences en matière d’évaluation des produits phytosanitaires et être conforme aux exigences de la directive européenne 91/414 CEE, que le groupe de travail Méthodes Test « Abeilles » avait été constitué par Hervé GAYMARD (ex-Ministre de l’Agriculture) en 2004, avec pour objet la rédaction de protocoles de tests d’évaluation manquants et permettant d’identifier les effets sublétaux des pesticides.
Interrompu en 2006, ce groupe de travail Méthodes "Abeilles" vient d’être réactivé par la DGAl sous l’égide de la Commission des Essais Biologiques ( CEB). Terre d’Abeilles ayant largement œuvré pour la création et la relance de ce groupe, nous nous réjouissons de cette décision.
Le groupe est composé : d’un représentant du ministère de l’agriculture, de chercheurs, de représentants des firmes agrochimiques et de l’Afssa, d’un représentant de l’ACTA, d’un professionnel prestataire en évaluation pesticides et d’un apiculteur/apidologue : M. Frank ALETRU, Vice-président de Terre d’Abeilles.
Réuni le 25 mai 2010, le groupe a déterminé le plan des actions à venir. Et trois réunions sont programmées d’ici à fin 2010.
Les trois premières thématiques de travail retenues ont été :
Méthode en plein champ d’évaluation des effets non intentionnels d’un pesticide
Test sur le développement des glandes hypopharyngiennes de l’abeille
Évaluation de l’impact des pesticides en application décalée sur abeilles (effets des produits systémiques utilisés avant floraison, mais encore présents durant la floraison).
ALERTE INTOXications d’ABEILLES 2010 !
En cas de problèmes constatés dans vos ruchers, AGISSEZ, rapidement…
14 mai 2010 – Depuis les premières intoxications annoncées, à partir du 25 avril dernier, une succession de constats de désastre est révélée par les apiculteurs français dans les ruchers situés à proximité des cultures de colza.
Une observation attentive des ruchers touchés et suivis par les services administratifs, effectuée dans le Loiret, en Lot-et-Garonne et en Vendée, décrit une analogie des problèmes constatés et une concomitance flagrante avec les traitements effectués sur colzas en fleurs.
En pièce jointe : l’historique des intoxications colza en Lot-et-Garonne.
Dans de nombreux départements où le colza abonde, on déplore unanimement l’absence totale de pollinisateurs sur le colza et les très faibles récoltes de miel, malgré des conditions météo exceptionnelles. (L’enquête de terrain, activement menée par M. Gérard VENEREAU de la Brigade Nationale d’Enquêtes vétérinaires et phytosanitaires se poursuivra sur l’ensemble de ces départements.)
Cette situation, intolérable, ne doit pas perdurer. Pour la faire cesser, définitivement, nous vous invitons à REAGIR, immédiatement :
SYMPTOMES
• Abeilles mortes - Abeilles traînantes et agonisantes - Expulsions de larves et de nymphes mortes - Dépopulations...
• Dans le couvain operculé : des nymphes mortes (de couleur marron), qui laissent augurer pour les semaines à venir un piteux état des colonies…
COMMENT AGIR EFFICACEMENT ?
Nous vous recommandons de prendre le temps de visites approfondies de vos ruchers et d’effectuer les démarches administratives immédiatement, si vous constatez des anomalies.
DECLAREZ LES ANOMALIES CONSTATEES auprès de :
1/ La Direction des Services vétérinaires de votre département (Direction départementale de la protection des populations)
Et, quelle que soit la réponse qui vous sera faite par ce service,
2/ La Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, très active sur le terrain, qui procédera à des prélèvements. Inspecteur VENEREAU : 06 73 67 09 41
Tous les cas d’anomalies doivent être déclarés à la Brigade pour être recensés rigoureusement. De votre réactivité à l’égard de ce service, actif et dédié aux apiculteurs, dépendent aussi votre avenir et la sauvegarde des pollinisateurs.
Vous hésitez à l’égard de vos voisins agriculteurs ?... N’oubliez pas que vous agissez pour le bien commun et notamment pour leur santé et celle de leur famille ! et pour que la politique agricole qui sacrifie l’apiculture à des profits à court terme ne perdure pas.
Ne rien dire consisterait à admettre la situation et à refuser de la faire évoluer dans le bon sens élémentaire : celui du respect de la vie et de l’environnement.

© Maurice Coudoin - Intoxication en Lot et Garonne - 6 mai 2010
Rapport parlementaire de l’OPECST : "PESTICIDES & SANTÉ". QUELLES INFORMATIONS, QUELLE OBJECTIVITÉ ?…
Publié le 28 avril dernier - juste avant la présentation à l’Assemblée Nationale du projet de loi Grenelle II ( !), le rapport « Pesticides et Santé » émanant de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, rédigé par le Député Claude Gatignol et le Sénateur Jean-Claude Etienne, apparaît pour le moins suspect…
Sollicités par les auteurs de ce rapport, deux représentants de Terre d’Abeilles ont été auditionnés au printemps 2008, accompagnés par le Dr Luc Belzunces, écotoxicologue INRA d’Avignon. Béatrice Robrolle et Frank Alétru constatent et déplorent que leurs propos (cf. pages 25-28) ne sont que partiellement rapportés et présentés au conditionnel ou au passé…
Mais surtout, alors que ce rapport devrait rendre compte en toute objectivité de l’impact et des risques liés à l’utilisation des pesticides sur la santé humaine et animale, Terre d’Abeilles découvre que peu de médecins spécialistes ont été consultés et s’étonne que les conclusions dudit rapport ne soient pas basées sur les résultats des études évoquées.
Par ailleurs, la présidente et le vice-président de Terre d’Abeilles ont clairement expliqué aux deux parlementaires, notamment, le processus de toxicité sur les abeilles des neurotoxiques systémiques, qui a fait l’objet de recherches particulièrement sérieuses et indépendantes, telles que les rapports du Comité scientifique et technique : « Imidaclopride utilisé en enrobage de semences GAUCHO® et trouble des abeilles » & « Fipronil utilisé en enrobage de semence REGENT-TS® et trouble des abeilles » - basés sur plus de 200 études scientifiques, et les études menées par l’INRA et le CNRS.
Alors que ces études démontrent des effets non seulement aigus mais chroniques, des effets sublétaux et à retardement, ainsi que des effets interactifs non maîtrisés – que les méthodes d’évaluation actuelles ne mettent pas en évidence, comment C. Gatignol et J.C. Etienne peuvent-ils minimiser ces risques et faire l’apologie de l’utilisation des pesticides au présent et pour l’avenir ?
Béatrice Robrolle et Frank Alétru ont également déploré auprès des deux parlementaires que les dossiers d’homologation présentés par les fabricants ne fassent pas état de l’ensemble de ces effets délétères. Face aux conséquences graves voire irréversibles qu’ils présentent et à l’absence de maîtrise de ces impacts, ils ont insisté sur la nécessité impérieuse et urgente d’adapter à l’évolution croissante des performances de toxicité des molécules les méthodes d’évaluation de toutes substances et spécialités pesticides, grâce à l’élaboration de protocole de tests pertinents.
Alors que plus de 80% des consommateurs se préoccupent de ces risques pour leur santé et approuvent l’objectif du Grenelle II, en faveur de la réduction de 50% des pesticides à l’horizon 2018, il est surprenant que C. Gatignol et J.C. Etienne mettent en garde contre ce projet qu’ils considèrent dangereux : les pesticides et les OGM étant selon eux la garantie d’une activité agricole rentable et la réponse au défi alimentaire des prochaines décennies !
Si l’OPECST se présente « indépendant du Gouvernement et des administrations », on est en droit de s’interroger sur la coïncidence de la publication de ce rapport avec l’examen du projet de loi Grenelle II à l’Assemblée et sur les motifs qui poussent ses auteurs à emprunter l’argumentaire marketing des firmes agrochimiques, pour tenter encore de nous convaincre que la souveraineté alimentaire ne trouvera réponse qu’à travers leur marché financier.
Comme elle le préconise sur le site Internet de l’INRA, Terre d’Abeilles tient à réaffirmer que :
L’agriculture ne doit pas continuer à se développer au détriment de l’apiculture, de l’environnement
L’agriculture doit pouvoir garantir la quantité et la qualité des produits de consommation, assurer à l’homme et l’animal une plus grande sécurité sanitaire tout au long de la chaîne alimentaire
L’agriculture doit réorienter durablement son développement, dans le respect, aussi, des générations futures.
4 MAI 2010 : RENCONTRE AFSSA / TERRE D’ABEILLES
A la demande de Terre d’Abeilles (dans le cadre de l’organisation des États Généraux du Sanitaire et de notre proposition faite à la DGAl), M. Philippe VANNIER, Directeur de la santé animale et du bien-être des animaux à l’AFSSA, reçoit les représentants de Terre d’Abeilles, accompagnés de trois scientifiques français, experts de l’abeille et de la toxicologie des pesticides.
Objectif de cette réunion : engager une concertation constructive afin d’envisager au plus vite une évaluation rigoureuse des pesticides.
ALERTE VIGILANCE ABEILLES ET PESTICIDES !
Avril 2010
Les traitements pesticides sont pratiqués depuis plusieurs jours sur les cultures de blés et colza ainsi que les semis de maïs Cruiser. Les premiers cas d’intoxications d’abeilles viennent d’être signalés en région Centre, sur le département du Loiret, par Florent Vacher apiculteur professionnel et administrateur de Terre d’Abeilles.
Des prélèvements sont en cours et seront analysés en laboratoire afin de déterminer avec précision l’origine de la mortalité des abeilles.
Terre d’Abeilles invite, d’une part, les apiculteurs à la plus grande vigilance et à l’observation régulière des ruchers, afin d’alerter immédiatement les services administratifs compétents en cas de mortalités d’abeilles devant les ruches ou de dépopulation massive.
Terre d’Abeilles rappelle aux agriculteurs, d’autre part, de respecter strictement les consignes de sécurité en matière de pulvérisation sur culture en fleurs ou à proximité de celle ci.
De ne traiter que le soir en absence totale d’insectes pollinisateurs.
De ne pas utiliser de mélange de produits.
De ne traiter qu’en absence de vent pour éviter toute dérive.
De n’utiliser que des produits phytosanitaires homologués.
De privilégier des méthodes de lutte alternatives, garantissant une agriculture durable et la protection de la santé humaine et animale.
Contact : Florent VACHER Tél.mobile : 06 81 28 37 06
LIMITER L’IMPACT DES PESTICIDES EN ENROBAGE DE SEMENCES
Création de deux groupes de travail : "Poussières pesticides" et "Qualité de l’enrobage"
Avec l’objectif prioritaire de limiter, par tous les moyens, la diffusion et l’impact des pesticides dans l’environnement, Terre d’Abeilles a ardemment travaillé en faveur de la création des groupes de travail "poussières pesticides" et "qualité de l’enrobage"... que le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche a validés et réunis à la DGAl en février 2010.
Si ces groupes de travail ne sont qu’une réponse partielle aux nombreuses inquiétudes des citoyens sur le plan sanitaire et à nos très vives préoccupations suite à la ré-autorisation de l’insecticide CRUISER® , notamment, nous souhaitons que ces travaux puissent permettre :
de limiter (contrôler) la systémie des molécules insecticides systémiques utilisées en enrobage de semences, afin que celles-ci ne contaminent plus les parties biodisponibles des plantes visitées par les insectes pollinisateurs, ne contaminent plus ni le pollen, ni le nectar, ni la guttation en extrémité des feuilles dont se nourrissent et s’abreuvent les abeilles
de réduire les risques de toxicité liés à la diffusion des poussières pesticides sur l’homme, l’animal et l’environnement...
Terre d’Abeilles poursuit ainsi l’objectif de "limiter les dégâts" provoqués par les pesticides en général... n’en déduisez surtout pas que nous approuvons ces méthodes de protection des cultures ! Notre choix est très clair et s’oriente prioritairement vers les méthodes alternatives et durables telles que la lutte intégrée et la "chimie verte", plus respectueuse de l’environnement.
DOSSIER CRUISER
Le 17 02 2010, Terre d’Abeilles participe à la réunion du COMité OPérationnel CRUISER® qui s’est tenue à la DGAL.
Par un courrier du 10.01.10 au Président de la République, Terre d’Abeilles expose ses arguments et propositions en faveur du retrait immédiat du CRUISER® et demande audience. (c/f Courrier)
Décembre 2009 Le dangereux insecticide CRUISER® ré-autorisé par le Ministre de l’Agriculture.
Comme une insulte de l’AFSSA faite aux apiculteurs, Terre d’Abeilles dénonce cette nouvelle menace pour les abeilles, pour la biodiversité et pour la santé publique !
Lire le communiqué de presse de Terre d’Abeilles du 18 12 09
CONTRE LA REAUTORISATION DU CRUISER®, Terre d’Abeilles propose aux organisations apicoles un courrier conjoint de demande d’audience à N. SARKOZY...
Le SNA y est favorable. L’UNAF ignore la proposition sans y répondre.
Le Président de la FNOSAD répond par un courriel du 24 décembre 2009 :
« Compte tenu des circonstances et des enjeux à venir, la FNOSAD va la mettre en veilleuse sur cette question là.
D’autant qu’au sein du CA tout le monde n’est pas d’accord pour que nous montions au créneau sur ce point.
En revanche et n’en doutez pas, nous n’hésiterons pas à nous positionner sur les plans technique (en assistant au comité post homologation) et sanitaire (au sens large) lorsque des troubles pourront être imputés à cette spécialité.
Donc la FNOSAD ne sera pas signataire de ce courrier à Sarko.
bien cordialement »
JM Barbançon
De tels propos sont très surprenants de la part du président de la FNOSAD...
Le thiamethoxam est clairement identifié dans les échantillons d’abeilles mortes et de pollen issus des ruchers expérimentaux en Région Centre par le GIRPA et le CNRS qui ont effectué les analyses. Et aucun des représentants apicoles membres du comité de pilotage de suivi CRUISER® ne l’ignore.
Faudrait-il faire abstraction de ces résultats probants, comme certaines structures administratives jugées trop peu indépendantes par les apiculteurs ?... Reste que répertorier les cadavres d’abeilles - quand on les trouve, ne permet toujours pas d’enrayer leur extermination.
Retrouvez les textes de référence
Rétrospective 2005/2010 des actions menées par Terre d’Abeilles